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Famisol asbl fêtera bientôt ses 15 années d’existence. C’est l’occasion de faire plus ample connaissance avec cette association très active auprès d’enfants handicapés et leur famille, à Bruxelles et en Brabant Wallon.
Rencontre avec Jean-Michel Marchal, responsable de la communication de l’association et animateur durant les journées de loisirs en groupe.
Famisol est une association active en Région de Bruxelles Capitale et en Brabant Wallon. Son objectif est de contribuer au bien-être de l’enfant handicapé et de sa famille, en offrant un accompagnement « sur mesure » aux besoins de l’enfant et de ses parents, en partenariat avec d’autres services.
En plus de l’accompagnement, Famisol s’est fixé deux autres missions : la coordination d’un projet de loisirs en groupe et d’un projet d’accueil familial de courte durée, tous objectifs qui font appel à la solidarité active entre citoyens et entre familles. Ces activités favorisent d’une part le soulagement des parents, l’épanouissement des enfants mais permet aussi aux volontaires et membres actifs de l’asbl d’allier au regard positif et bienveillant sur le handicap, le geste qui rendra service concrètement.
Parmi les membres fondateurs de l’asbl, un couple de parents était particulièrement concerné ?
Jean-Michel Marchal : Famisol a été fondé en 1996 par trois couples interpellés par le manque de réponses aux besoins de répit des familles touchées par le handicap.
Très vite, en plus du bouleversement naturel causé par la naissance, ces parents se rendent compte de la nécessité de souffler, d’avoir du soutien extérieur. Lorsque l’enfant est atteint d’un handicap, l’on est confronté à des problèmes d’adaptation au milieu, chaque geste de la vie quotidienne est plus difficile, requiert plus d’énergie, de temps.
Quels sont les enfants pris en charge par Famisol ?
J.M.M. : nous pouvons prendre en charge des enfants de 0 à 18 ans domiciliés à Bruxelles et en Brabant Wallon, atteints de tout type de handicap : moteur, mental, sensoriel ainsi que de handicaps associés. Dans les faits, les enfants ont minimum 4 à 5 ans lorsque nous les voyons la première fois. Le service est agréé par la Cocof depuis 2000, comme Service d’accompagnement et d’accueil familial de courte durée. C’est une forme de parrainage actif effectué par des personnes qui invitent le même enfant, le temps d’un week-end, d’une journée par mois.
Quelles sont les aides fournies par Famisol dans sa mission d’accompagnement de l’enfant handicapé et sa famille ?
J.M.M. : nous offrons un soutien psychologique aux familles, nous les accompagnons dans les diverses questions en lien avec le handicap de leur enfant, dans la recherche d’une école adaptée, d’activités extrascolaires, etc. Nous essayons de coller le plus possible aux besoins des parents, et les aidons à formuler leur demande.
Comment s’organise l’accueil de courte durée des enfants par les familles-relais ?
J.M.M. : les familles-relais accueillent un enfant, toujours le même, au minimum une fois par mois pour que le lien se tisse entre l’enfant et cette famille ou cette personne accueillante. En effet, parfois, ce sont des personnes seules qui jouent ce rôle. La régularité est importante. Cet accueil en famille-relais permet à l’enfant de découvrir d’autres univers, de se sociabiliser, de se référer à d’autres personnes que ses parents et ses aidants-proches. Pour les parents, cela permet de souffler, de prévoir des activités avec les autres enfants de la fratrie.
Famisol a pour mission de trouver ces familles accueillantes, de les sélectionner et ensuite de faire le lien entre les familles des enfants handicapés et les familles accueillantes.
Ce type de projet demande aux accueillants une certaine disponibilité et de motivation et s’inscrit le plus possible dans la durée. Certaines familles continuent d’ailleurs à recevoir l’enfant bien au-delà de ses 18 ans, nous ne pouvons qu’encourager ces longues histoires d’amitié !
Les rencontres entre familles commencent par un goûter. Les premiers accueils durent quelques heures. Parfois on doit refréner des envies exacerbées de la part des familles accueillantes de faire trop durer la première rencontre. Il faut que les choses se passent doucement et que l’enfant ne soit pas dérouté, surtout pour un enfant qui présente des traits autistiques, c’est important que l’accueil commence de façon courte. Progressivement les accueils s’allongent et on arrive finalement à la première nuitée, c’est un cap important pour l’enfant.
Comment se passe une sélection pour une famille-relais candidate ?
J.M.M. : nous organisons plusieurs entretiens avec notre équipe interdisciplinaire (psychologues, assistante sociale, neuropédiatre, infirmière, etc.) pour apprendre à mieux connaître la famille. Inversement, la famille pourra aussi mieux s’imprégner du fonctionnement de Famisol. L’un des entretiens aura lieu au domicile de la famille pour connaître le lieu. Ensuite, nous invitons ces familles à l’une des journées de loisirs en groupe, durant le week-end.
Troisième mission : les journées de loisirs en groupe ?
J.M.M. : C’est un projet qui prend de plus en plus d’envergure au sein de Famisol ! Ce sont des moments où nous convions les personnes qui ont la fibre « handisolidaire » à s’investir concrètement parmi nous pour permettre aux enfants d’aller visiter des musées, d’aller à la mer, dans les centres de loisirs, dans les domaines provinciaux, sur les manèges, au mini-golf, etc. Les loisirs sont adaptés à tous les âges et aux handicaps différents. Les enfants sont encadrés par minimum deux professionnels de notre association et par des encadrants volontaires à partir de 18 ans ; des étudiants, des couples, des jeunes, des pensionnés, etc. La journée commence toujours dans nos locaux, et de là, nous décollons vers notre destination du jour.
Ce projet vient en complémentarité à l’accueil de courte durée par les familles-relais. Pendant ce temps, les parents peuvent aller faire des courses, s’occuper des autres enfants, se relaxer. On les retrouve détendus ; ils auront pu faire des activités rendues habituellement plus difficiles avec leur enfant handicapé. Pour l’enfant accueilli, c’est sa journée de loisir, il change d’horizon, s’amuse, découvre, etc.
En 2009, nous avons organisé 52 journées !
La force de cette activité, c’est le bénévolat. Certains des encadrants sont très fidèles, et d’autres n’ont l’occasion de participer aux activités que 3 ou 4 fois sur l’année. Tous ont des motivations et des disponibilités différentes. Certains étudiants en kinésithérapie, en ergothérapie trouvent ici un lieu d’intérêt ou même de stage avant exercer leur futur métier. Mais avant tout, tous viennent pour les enfants, pour la rencontre au-delà des différences, dans un cadre convivial et sécurisant.
Ce projet grandit d’année en année et rencontre un énorme succès auprès des parents et des encadrants, au nombre de 77 personnes en 2009 !
77 encadrants volontaires, c’est impressionnant !
J.M.M. : oui ! 77 encadrants qui se sont impliqués au moins une fois sur l’année, et certains qui sont venus 33 fois ! C’est un couple qui va d’ailleurs devenir famille-relais également. La personne handicapée malgré ses dépendances et ses fragilités joue un rôle au sein de cette société, en ce sens, qu’elle fait résonner auprès des citoyens valides, des valeurs parfois perdues dans leur quotidien. Ces journées font partie d’un projet de vie pour les encadrants et le contact avec les enfants handicapés leur apporte beaucoup de richesses.
Pour répondre à la question du parcours de ces personnes pour arriver ici, Il y a un effet bouche à oreille important et puis nous essayons de faire de la sensibilisation en permanence pour réaliser ce projet qui mise sur la solidarité et le bénévolat.
Très souvent le handicap est véhiculé avec une connotation de pitié. Nous voulons inverser cette tendance et contrecarrer la douleur des familles qui est bien entendu présente, en stimulant le plaisir partagé entre les bénévoles et les familles d’enfants handicapés.
Comment vivez-vous la recherche des familles d’accueil, est-ce facile de trouver des personnes qui veulent s’investir au fil des ans ?
J.M.M. : il est vrai, qu’avec les années, les propositions de bénévolat pour accueillir les enfants durant le week end sont de moins en moins nombreuses, mais on y croit toujours ! En termes de communication, nous renforçons nos efforts avec une campagne tout publics, prolongée jusque 2011. Peut-être est-ce lié aux nouvelles structures de noyaux familiaux, c’est plus difficile pour une famille monoparentale d’accueillir un enfant en sus des siens. Mais nous avons aussi des jeunes pensionnés dont les enfants ont quitté la maison et qui ont encore beaucoup d’énergie et veulent inscrire cet accueil dans leur projet de vie.
Je pense à une maman qui nous a dit en entretien qu’elle était retombée amoureuse de son mari en le voyant pris dans ce projet d’accueil, dans cette belle dynamique de solidarité ! Nous recueillons pas mal de ces beaux témoignages.
Avez-vous un appel à destination des professionnels qui lisent Hospinews ?
J.M.M. : nous avons beaucoup de demandes auxquelles nous ne pouvons répondre, 35 enfants à ce jour, rien que pour la Région bruxelloise. Je voudrais dire aux professionnels que Famisol a évolué. Au début, c’était très centré sur l’accueil familial pour des parents épuisés. Aujourd’hui, Nous avons en outre ce projet de journées loisirs et de plaisir pour les enfants handicapés, quel que soit le handicap. J’aimerais insister sur le fait qu’il ne faut pas attendre le dernier moment et l’épuisement d’une famille pour appeler Famisol, car nous ne pourrons pas répondre à une demande dans l’urgence. Il faut au contraire anticiper et l’inscrire au plus jeune âge. Il pourra alors participer à nos activités et nous verrons moins ces parents au bord du gouffre, totalement épuisés, qui n’auront pas eu un moment de répit depuis la naissance de l’enfant et parfois jusqu’à ses 14 ans ! Donc, prévenir, inscrire l’enfant tôt, nous permettra aussi de mieux l’accompagner sur le long terme, développer un réseau autour de lui, rassembler les différents intervenants pour agir avec la famille. Au plus tôt on peut suivre l’enfant, au mieux on pourra l’accompagner et l’orienter ensuite le mieux possible pour l’après Famisol.
Merci pour cet entretien, belle continuation à toute l’équipe !
Propos recueillis par Emmanuelle Vanbesien, coordinatrice Hospichild
Conditions d’inscription de l’enfant à Famisol
• Handicap reconnu
• Habiter Bruxelles ou le Brabant Wallon
• Avoir moins de 18 ans
Focus septembre
Famisol asbl fêtera bientôt ses 15 années d’existence. C’est l’occasion de faire plus ample connaissance avec cette association très active auprès d’enfants handicapés et leur famille, à Bruxelles et en Brabant Wallon.
Rencontre avec Jean-Michel Marchal, responsable de la communication de l’association et animateur durant les journées de loisirs en groupe. Famisol est une association active en Région de Bruxelles Capitale et en Brabant Wallon. Son objectif est de contribuer au bien-être de l’enfant handicapé et de sa famille, en offrant un accompagnement « sur mesure » aux besoins de l’enfant et de ses parents, en partenariat avec d’autres services. En plus de l’accompagnement, Famisol s’est fixé deux autres missions : la coordination d’un projet de loisirs en groupe et d’un projet d’accueil familial de courte durée, tous objectifs qui font appel à la solidarité active entre citoyens et entre familles. Ces activités favorisent d’une part le soulagement des parents, l’épanouissement des enfants mais permet aussi aux volontaires et membres actifs de l’asbl d’allier au regard positif et bienveillant sur le handicap, le geste qui rendra service concrètement. Parmi les membres fondateurs de l’asbl, un couple de parents était particulièrement concerné ?
Jean-Michel Marchal : Famisol a été fondé en 1996 par trois couples interpellés par le manque de réponses aux besoins de répit des familles touchées par le handicap.
Très vite, en plus du bouleversement naturel causé par la naissance, ces parents se rendent compte de la nécessité de souffler, d’avoir du soutien extérieur. Lorsque l’enfant est atteint d’un handicap, l’on est confronté à des problèmes d’adaptation au milieu, chaque geste de la vie quotidienne est plus difficile, requiert plus d’énergie, de temps. Quels sont les enfants pris en charge par Famisol ?
J.M.M. : nous pouvons prendre en charge des enfants de 0 à 18 ans domiciliés à Bruxelles et en Brabant Wallon, atteints de tout type de handicap : moteur, mental, sensoriel ainsi que de handicaps associés. Dans les faits, les enfants ont minimum 4 à 5 ans lorsque nous les voyons la première fois. Le service est agréé par la Cocof depuis 2000, comme Service d’accompagnement et d’accueil familial de courte durée. C’est une forme de parrainage actif effectué par des personnes qui invitent le même enfant, le temps d’un week-end, d’une journée par mois. Quelles sont les aides fournies par Famisol dans sa mission d’accompagnement de l’enfant handicapé et sa famille ?
J.M.M. : nous offrons un soutien psychologique aux familles, nous les accompagnons dans les diverses questions en lien avec le handicap de leur enfant, dans la recherche d’une école adaptée, d’activités extrascolaires, etc. Nous essayons de coller le plus possible aux besoins des parents, et les aidons à formuler leur demande. Comment s’organise l’accueil de courte durée des enfants par les familles-relais ?
J.M.M. : les familles-relais accueillent un enfant, toujours le même, au minimum une fois par mois pour que le lien se tisse entre l’enfant et cette famille ou cette personne accueillante. En effet, parfois, ce sont des personnes seules qui jouent ce rôle. La régularité est importante. Cet accueil en famille-relais permet à l’enfant de découvrir d’autres univers, de se sociabiliser, de se référer à d’autres personnes que ses parents et ses aidants-proches. Pour les parents, cela permet de souffler, de prévoir des activités avec les autres enfants de la fratrie.
Famisol a pour mission de trouver ces familles accueillantes, de les sélectionner et ensuite de faire le lien entre les familles des enfants handicapés et les familles accueillantes.
Ce type de projet demande aux accueillants une certaine disponibilité et de motivation et s’inscrit le plus possible dans la durée. Certaines familles continuent d’ailleurs à recevoir l’enfant bien au-delà de ses 18 ans, nous ne pouvons qu’encourager ces longues histoires d’amitié !
Les rencontres entre familles commencent par un goûter. Les premiers accueils durent quelques heures. Parfois on doit refréner des envies exacerbées de la part des familles accueillantes de faire trop durer la première rencontre. Il faut que les choses se passent doucement et que l’enfant ne soit pas dérouté, surtout pour un enfant qui présente des traits autistiques, c’est important que l’accueil commence de façon courte. Progressivement les accueils s’allongent et on arrive finalement à la première nuitée, c’est un cap important pour l’enfant. Comment se passe une sélection pour une famille-relais candidate ?
J.M.M. : nous organisons plusieurs entretiens avec notre équipe interdisciplinaire (psychologues, assistante sociale, neuropédiatre, infirmière, etc.) pour apprendre à mieux connaître la famille. Inversement, la famille pourra aussi mieux s’imprégner du fonctionnement de Famisol. L’un des entretiens aura lieu au domicile de la famille pour connaître le lieu. Ensuite, nous invitons ces familles à l’une des journées de loisirs en groupe, durant le week-end. Troisième mission : les journées de loisirs en groupe ?
J.M.M. : C’est un projet qui prend de plus en plus d’envergure au sein de Famisol ! Ce sont des moments où nous convions les personnes qui ont la fibre « handisolidaire » à s’investir concrètement parmi nous pour permettre aux enfants d’aller visiter des musées, d’aller à la mer, dans les centres de loisirs, dans les domaines provinciaux, sur les manèges, au mini-golf, etc. Les loisirs sont adaptés à tous les âges et aux handicaps différents. Les enfants sont encadrés par minimum deux professionnels de notre association et par des encadrants volontaires à partir de 18 ans ; des étudiants, des couples, des jeunes, des pensionnés, etc. La journée commence toujours dans nos locaux, et de là, nous décollons vers notre destination du jour.
Ce projet vient en complémentarité à l’accueil de courte durée par les familles-relais. Pendant ce temps, les parents peuvent aller faire des courses, s’occuper des autres enfants, se relaxer. On les retrouve détendus ; ils auront pu faire des activités rendues habituellement plus difficiles avec leur enfant handicapé. Pour l’enfant accueilli, c’est sa journée de loisir, il change d’horizon, s’amuse, découvre, etc.
En 2009, nous avons organisé 52 journées !
La force de cette activité, c’est le bénévolat. Certains des encadrants sont très fidèles, et d’autres n’ont l’occasion de participer aux activités que 3 ou 4 fois sur l’année. Tous ont des motivations et des disponibilités différentes. Certains étudiants en kinésithérapie, en ergothérapie trouvent ici un lieu d’intérêt ou même de stage avant exercer leur futur métier. Mais avant tout, tous viennent pour les enfants, pour la rencontre au-delà des différences, dans un cadre convivial et sécurisant.
Ce projet grandit d’année en année et rencontre un énorme succès auprès des parents et des encadrants, au nombre de 77 personnes en 2009 ! 77 encadrants volontaires, c’est impressionnant !
J.M.M. : oui ! 77 encadrants qui se sont impliqués au moins une fois sur l’année, et certains qui sont venus 33 fois ! C’est un couple qui va d’ailleurs devenir famille-relais également. La personne handicapée malgré ses dépendances et ses fragilités joue un rôle au sein de cette société, en ce sens, qu’elle fait résonner auprès des citoyens valides, des valeurs parfois perdues dans leur quotidien. Ces journées font partie d’un projet de vie pour les encadrants et le contact avec les enfants handicapés leur apporte beaucoup de richesses.
Pour répondre à la question du parcours de ces personnes pour arriver ici, Il y a un effet bouche à oreille important et puis nous essayons de faire de la sensibilisation en permanence pour réaliser ce projet qui mise sur la solidarité et le bénévolat.
Très souvent le handicap est véhiculé avec une connotation de pitié. Nous voulons inverser cette tendance et contrecarrer la douleur des familles qui est bien entendu présente, en stimulant le plaisir partagé entre les bénévoles et les familles d’enfants handicapés. Comment vivez-vous la recherche des familles d’accueil, est-ce facile de trouver des personnes qui veulent s’investir au fil des ans ?
J.M.M. : il est vrai, qu’avec les années, les propositions de bénévolat pour accueillir les enfants durant le week end sont de moins en moins nombreuses, mais on y croit toujours ! En termes de communication, nous renforçons nos efforts avec une campagne tout publics, prolongée jusque 2011. Peut-être est-ce lié aux nouvelles structures de noyaux familiaux, c’est plus difficile pour une famille monoparentale d’accueillir un enfant en sus des siens. Mais nous avons aussi des jeunes pensionnés dont les enfants ont quitté la maison et qui ont encore beaucoup d’énergie et veulent inscrire cet accueil dans leur projet de vie.
Je pense à une maman qui nous a dit en entretien qu’elle était retombée amoureuse de son mari en le voyant pris dans ce projet d’accueil, dans cette belle dynamique de solidarité ! Nous recueillons pas mal de ces beaux témoignages. Avez-vous un appel à destination des professionnels qui lisent Hospinews ?
J.M.M. : nous avons beaucoup de demandes auxquelles nous ne pouvons répondre, 35 enfants à ce jour, rien que pour la Région bruxelloise. Je voudrais dire aux professionnels que Famisol a évolué. Au début, c’était très centré sur l’accueil familial pour des parents épuisés. Aujourd’hui, Nous avons en outre ce projet de journées loisirs et de plaisir pour les enfants handicapés, quel que soit le handicap. J’aimerais insister sur le fait qu’il ne faut pas attendre le dernier moment et l’épuisement d’une famille pour appeler Famisol, car nous ne pourrons pas répondre à une demande dans l’urgence. Il faut au contraire anticiper et l’inscrire au plus jeune âge. Il pourra alors participer à nos activités et nous verrons moins ces parents au bord du gouffre, totalement épuisés, qui n’auront pas eu un moment de répit depuis la naissance de l’enfant et parfois jusqu’à ses 14 ans ! Donc, prévenir, inscrire l’enfant tôt, nous permettra aussi de mieux l’accompagner sur le long terme, développer un réseau autour de lui, rassembler les différents intervenants pour agir avec la famille. Au plus tôt on peut suivre l’enfant, au mieux on pourra l’accompagner et l’orienter ensuite le mieux possible pour l’après Famisol. Merci pour cet entretien, belle continuation à toute l’équipe ! Propos recueillis par Emmanuelle Vanbesien, coordinatrice Hospichild Conditions d’inscription de l’enfant à Famisol
• Handicap reconnu
• Habiter Bruxelles ou le Brabant Wallon
• Avoir moins de 18 ans
www.famisol.be
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