Hospinews » Nouvelles » Focus » Focus 2010 » Focus septembre : Famisol
  • Contact
  • Aide
  • Plan du site
  • EN
  • NL
  • FR

Hospichild informer pour humaniser

Hospichild

  • Avant
    • Urgences
      • Services de garde
      • Services d'urgence
      • Choix des hôpitaux
      • Après l'admission
      • Conseils
    • Pédiatrie
      • Rôle du médecin
      • Préparation de l'enfant
      • Jour ou séjour?
      • Infos hôpitaux
      • Parent accompagnant
      • Lexique pédiatrique
      • Réserver l'hospitalisation
    • Formalités
      • Effets personnels
      • Déclaration d'admission
      • Assurances et mutuelles
      • Formalités selon l'hôpital
    • Divers
      • Aides
      • Aides spirituelles
      • Aides en hôpital
      • Associations
      • Livres
    • Emploi et congé
    • Scolarité
  • Pendant
    • Services
      • Services de pédiatrie
      • Services aux parents
      • Services en chambre
      • Services dans l'hôpital
    • Travail, école et formalités
      • L'école
      • Formalités selon l'hôpital
    • Divers
      • Livres
      • Droits du patient mineur
      • Aider mon enfant
      • Voix du soignant
      • Soins et cultures
      • Soins et spiritualité
      • Art et santé
      • Labels
  • Après
    • Départ
      • S’organiser en vue du départ
      • Quand mon enfant peut-il sortir?
      • Le retour à la maison
      • Formalités
      • Transports non urgent
      • Centres de convalescence
      • Centres de revalidation
    • A la maison
      • Soins à domicile
      • Nutrition médicale
      • Titres services
      • Trouver un médecin
      • Maisons médicales
      • Garde à domicile
      • Soins palliatifs
      • Je suis un enfant !
      • Hébergement thérapeutique
    • En cas de décès
      • Législation et formalités
      • Etre accompagné dans le deuil
      • Inhumation - crémation - rapatriement
      • Petit chômage
      • Au moment du décès
      • Don d'organes
    • En cas de handicap
    • Votre travail
    • Ecole
Interviews

Focus septembre 2010 : Famisol

Ecrit par Emmanuelle Vanbesien  |  Publié le 02/09/2010 imprimer email

Famisol asbl fêtera bientôt ses 15 années d’existence. C’est l’occasion de faire plus ample connaissance avec cette association très active auprès d’enfants handicapés et leur famille, à Bruxelles et en Brabant Wallon.
Rencontre avec Jean-Michel Marchal, responsable de la communication de l’association et animateur durant les journées de loisirs en groupe.

Famisol est une association active en Région de Bruxelles Capitale et en Brabant Wallon. Son objectif est de contribuer au bien-être de l’enfant handicapé et de sa famille, en offrant un accompagnement « sur mesure » aux besoins de l’enfant et de ses parents, en partenariat avec d’autres services.

En plus de l’accompagnement, Famisol s’est fixé deux autres missions : la coordination d’un projet de loisirs en groupe et d’un projet d’accueil familial de courte durée, tous objectifs qui font appel à la solidarité active entre citoyens et entre familles. Ces activités favorisent d’une part le soulagement des parents, l’épanouissement des enfants mais permet aussi aux volontaires et membres actifs de l’asbl d’allier au regard positif et bienveillant sur le handicap, le geste qui rendra service concrètement.

Parmi les membres fondateurs de l’asbl, un couple de parents était particulièrement concerné ?

Jean-Michel Marchal : Famisol a été fondé en 1996 par trois couples interpellés par le manque de réponses aux besoins de répit des familles touchées par le handicap. 

Très vite, en plus du bouleversement naturel causé par la naissance, ces parents se rendent compte de la nécessité de souffler, d’avoir du soutien extérieur. Lorsque l’enfant est atteint d’un handicap, l’on est confronté à des problèmes d’adaptation au milieu, chaque geste de la vie quotidienne est plus difficile, requiert plus d’énergie, de temps.

Quels sont les enfants pris en charge par Famisol ?

J.M.M. : nous pouvons prendre en charge des enfants de 0 à 18 ans domiciliés à Bruxelles et en Brabant Wallon, atteints de tout type de handicap : moteur, mental, sensoriel ainsi que de handicaps associés. Dans les faits, les enfants ont minimum 4 à 5 ans lorsque nous les voyons la première fois. Le service est agréé par la Cocof depuis 2000, comme Service d’accompagnement et d’accueil familial de courte durée. C’est une forme de parrainage actif effectué par des personnes qui invitent le même enfant, le temps d’un week-end, d’une journée par mois.

Quelles sont les aides fournies par Famisol dans sa mission d’accompagnement de l’enfant handicapé et sa famille ?

J.M.M. : nous offrons un soutien psychologique aux familles, nous les accompagnons dans les diverses questions en lien avec le handicap de leur enfant, dans la recherche d’une école adaptée, d’activités extrascolaires, etc. Nous essayons de coller le plus possible aux besoins des parents, et les aidons à formuler leur demande.

Comment s’organise l’accueil de courte durée des enfants par les familles-relais ?

J.M.M. : les familles-relais accueillent un enfant, toujours le même, au minimum une fois par mois pour que le lien se tisse entre l’enfant et cette famille ou cette personne accueillante. En effet, parfois, ce sont des personnes seules qui jouent ce rôle. La régularité est importante. Cet accueil en famille-relais permet à l’enfant de découvrir d’autres univers, de se sociabiliser, de se référer à d’autres personnes que ses parents et ses aidants-proches. Pour les parents, cela permet de souffler, de prévoir des activités avec les autres enfants de la fratrie.

Famisol a pour mission de trouver ces familles accueillantes, de les sélectionner et ensuite de faire le lien entre les familles des enfants handicapés et les familles accueillantes.

Ce type de projet demande aux accueillants une certaine disponibilité et de motivation et s’inscrit le plus possible dans la durée. Certaines familles continuent d’ailleurs à recevoir l’enfant bien au-delà de ses 18 ans, nous ne pouvons qu’encourager ces longues histoires d’amitié !

Les rencontres entre familles commencent par un goûter. Les premiers accueils durent quelques heures. Parfois on doit refréner des envies exacerbées de la part des familles accueillantes de faire trop durer la première rencontre. Il faut que les choses se passent doucement et que l’enfant ne soit pas dérouté, surtout pour un enfant qui présente des traits autistiques, c’est important que l’accueil commence de façon courte. Progressivement les accueils s’allongent et on arrive finalement à la première nuitée, c’est un cap important pour l’enfant.

Comment se passe une sélection pour une famille-relais candidate ?

J.M.M. : nous organisons plusieurs entretiens avec notre équipe interdisciplinaire (psychologues, assistante sociale, neuropédiatre, infirmière, etc.) pour apprendre à mieux connaître la famille. Inversement, la famille pourra aussi mieux s’imprégner du fonctionnement de Famisol. L’un des entretiens aura lieu au domicile de la famille pour connaître le lieu. Ensuite, nous invitons ces familles à l’une des journées de loisirs en groupe, durant le week-end.

Troisième mission : les journées de loisirs en groupe ?

J.M.M. : C’est un projet qui prend de plus en plus d’envergure au sein de Famisol ! Ce sont des moments où nous convions les personnes qui ont la fibre « handisolidaire » à s’investir concrètement parmi nous pour permettre aux enfants d’aller visiter des musées, d’aller à la mer, dans les centres de loisirs, dans les domaines provinciaux, sur les manèges, au mini-golf, etc. Les loisirs sont adaptés à tous les âges et aux handicaps différents. Les enfants sont encadrés par minimum deux professionnels de notre association et par des encadrants volontaires à partir de 18 ans ; des étudiants, des couples, des jeunes, des pensionnés, etc. La journée commence toujours dans nos locaux, et de là, nous décollons vers notre destination du jour. 

Ce projet vient en complémentarité à l’accueil de courte durée par les familles-relais. Pendant ce temps, les parents peuvent aller faire des courses, s’occuper des autres enfants, se relaxer. On les retrouve détendus ; ils auront pu faire des activités rendues habituellement plus difficiles avec leur enfant handicapé. Pour l’enfant accueilli, c’est sa journée de loisir, il change d’horizon, s’amuse, découvre, etc.

En 2009, nous avons organisé 52 journées !

La force de cette activité, c’est le bénévolat. Certains des encadrants sont très fidèles, et d’autres n’ont l’occasion de participer aux activités que 3 ou 4 fois sur l’année. Tous ont des motivations et des disponibilités différentes. Certains étudiants en kinésithérapie, en ergothérapie trouvent ici un lieu d’intérêt ou même de stage avant exercer leur futur métier. Mais avant tout, tous viennent pour les enfants, pour la rencontre au-delà des différences, dans un cadre convivial et sécurisant.

Ce projet grandit d’année en année et rencontre un énorme succès auprès des parents et des encadrants, au nombre de 77 personnes en 2009 !

77 encadrants volontaires, c’est impressionnant !

J.M.M. : oui ! 77 encadrants qui se sont impliqués au moins une fois sur l’année, et certains qui sont venus 33 fois ! C’est un couple qui va d’ailleurs devenir famille-relais également. La personne handicapée malgré ses dépendances et ses fragilités joue un rôle au sein de cette société, en ce sens, qu’elle fait résonner auprès des citoyens valides, des valeurs parfois perdues dans leur quotidien. Ces journées font partie d’un projet de vie pour les encadrants et le contact avec les enfants handicapés leur apporte beaucoup de richesses.

Pour répondre à la question du parcours de ces personnes pour arriver ici, Il y a un effet bouche à oreille important et puis nous essayons de faire de la sensibilisation en permanence pour réaliser ce projet qui mise sur la solidarité et le bénévolat.

Très souvent le handicap est véhiculé avec une connotation de pitié. Nous voulons inverser cette tendance et contrecarrer la douleur des familles qui est bien entendu présente, en stimulant le plaisir partagé entre les bénévoles et les familles d’enfants handicapés.

Comment vivez-vous la recherche des familles d’accueil, est-ce facile de trouver des personnes qui veulent s’investir au fil des ans ?

J.M.M. : il est vrai, qu’avec les années, les propositions de bénévolat pour accueillir les enfants durant le week end sont de moins en moins nombreuses, mais on y croit toujours ! En termes de communication, nous renforçons nos efforts avec une campagne tout publics, prolongée jusque 2011. Peut-être est-ce lié aux nouvelles structures de noyaux familiaux, c’est plus difficile pour une famille monoparentale d’accueillir un enfant en sus des siens. Mais nous avons aussi des jeunes pensionnés dont les enfants ont quitté la maison et qui ont encore beaucoup d’énergie et veulent inscrire cet accueil dans leur projet de vie.

Je pense à une maman qui nous a dit en entretien qu’elle était retombée amoureuse de son mari en le voyant pris dans ce projet d’accueil, dans cette belle dynamique de solidarité ! Nous recueillons pas mal de ces beaux témoignages.

Avez-vous un appel à destination des professionnels qui lisent Hospinews ?

J.M.M. : nous avons beaucoup de demandes auxquelles nous ne pouvons répondre, 35 enfants à ce jour, rien que pour la Région bruxelloise. Je voudrais dire aux professionnels que Famisol a évolué. Au début, c’était très centré sur l’accueil familial pour des parents épuisés. Aujourd’hui, Nous avons en outre ce projet de journées loisirs et de plaisir pour les enfants handicapés, quel que soit le handicap. J’aimerais insister sur le fait qu’il ne faut pas attendre le dernier moment et l’épuisement d’une famille pour appeler Famisol, car nous ne pourrons pas répondre à une demande dans l’urgence. Il faut au contraire anticiper et l’inscrire au plus jeune âge. Il pourra alors participer à nos activités et nous verrons moins ces parents au bord du gouffre, totalement épuisés, qui n’auront pas eu un moment de répit depuis la naissance de l’enfant et parfois jusqu’à ses 14 ans ! Donc, prévenir, inscrire l’enfant tôt, nous permettra aussi de mieux l’accompagner sur le long terme, développer un réseau autour de lui, rassembler les différents intervenants pour agir avec la famille. Au plus tôt on peut suivre l’enfant, au mieux on pourra l’accompagner et l’orienter ensuite le mieux possible pour l’après Famisol.

Merci pour cet entretien, belle continuation à toute l’équipe !

Propos recueillis par Emmanuelle Vanbesien, coordinatrice Hospichild

Conditions d’inscription de l’enfant à Famisol

• Handicap reconnu

• Habiter Bruxelles ou le Brabant Wallon

• Avoir moins de 18 ans

www.famisol.be

Focus septembre
Famisol asbl fêtera bientôt ses 15 années d’existence. C’est l’occasion de faire plus ample connaissance avec cette association très active auprès d’enfants handicapés et leur famille, à Bruxelles et en Brabant Wallon.
Rencontre avec Jean-Michel Marchal, responsable de la communication de l’association et animateur durant les journées de loisirs en groupe.
Famisol est une association active en Région de Bruxelles Capitale et en Brabant Wallon. Son objectif est de contribuer au bien-être de l’enfant handicapé et de sa famille, en offrant un accompagnement « sur mesure » aux besoins de l’enfant et de ses parents, en partenariat avec d’autres services. En plus de l’accompagnement, Famisol s’est fixé deux autres missions : la coordination d’un projet de loisirs en groupe et d’un projet d’accueil familial de courte durée, tous objectifs qui font appel à la solidarité active entre citoyens et entre familles. Ces activités favorisent d’une part le soulagement des parents, l’épanouissement des enfants mais permet aussi aux volontaires et membres actifs de l’asbl d’allier au regard positif et bienveillant sur le handicap, le geste qui rendra service concrètement. Parmi les membres fondateurs de l’asbl, un couple de parents était particulièrement concerné ?
Jean-Michel Marchal : Famisol a été fondé en 1996 par trois couples interpellés par le manque de réponses aux besoins de répit des familles touchées par le handicap. 
Très vite, en plus du bouleversement naturel causé par la naissance, ces parents se rendent compte de la nécessité de souffler, d’avoir du soutien extérieur. Lorsque l’enfant est atteint d’un handicap, l’on est confronté à des problèmes d’adaptation au milieu, chaque geste de la vie quotidienne est plus difficile, requiert plus d’énergie, de temps. Quels sont les enfants pris en charge par Famisol ?
J.M.M. :
nous pouvons prendre en charge des enfants de 0 à 18 ans domiciliés à Bruxelles et en Brabant Wallon, atteints de tout type de handicap : moteur, mental, sensoriel ainsi que de handicaps associés. Dans les faits, les enfants ont minimum 4 à 5 ans lorsque nous les voyons la première fois. Le service est agréé par la Cocof depuis 2000, comme Service d’accompagnement et d’accueil familial de courte durée. C’est une forme de parrainage actif effectué par des personnes qui invitent le même enfant, le temps d’un week-end, d’une journée par mois. Quelles sont les aides fournies par Famisol dans sa mission d’accompagnement de l’enfant handicapé et sa famille ?
J.M.M. : nous offrons un soutien psychologique aux familles, nous les accompagnons dans les diverses questions en lien avec le handicap de leur enfant, dans la recherche d’une école adaptée, d’activités extrascolaires, etc. Nous essayons de coller le plus possible aux besoins des parents, et les aidons à formuler leur demande. Comment s’organise l’accueil de courte durée des enfants par les familles-relais ?
J.M.M. : les familles-relais accueillent un enfant, toujours le même, au minimum une fois par mois pour que le lien se tisse entre l’enfant et cette famille ou cette personne accueillante. En effet, parfois, ce sont des personnes seules qui jouent ce rôle. La régularité est importante. Cet accueil en famille-relais permet à l’enfant de découvrir d’autres univers, de se sociabiliser, de se référer à d’autres personnes que ses parents et ses aidants-proches. Pour les parents, cela permet de souffler, de prévoir des activités avec les autres enfants de la fratrie.
Famisol a pour mission de trouver ces familles accueillantes, de les sélectionner et ensuite de faire le lien entre les familles des enfants handicapés et les familles accueillantes.
Ce type de projet demande aux accueillants une certaine disponibilité et de motivation et s’inscrit le plus possible dans la durée. Certaines familles continuent d’ailleurs à recevoir l’enfant bien au-delà de ses 18 ans, nous ne pouvons qu’encourager ces longues histoires d’amitié !
Les rencontres entre familles commencent par un goûter. Les premiers accueils durent quelques heures. Parfois on doit refréner des envies exacerbées de la part des familles accueillantes de faire trop durer la première rencontre. Il faut que les choses se passent doucement et que l’enfant ne soit pas dérouté, surtout pour un enfant qui présente des traits autistiques, c’est important que l’accueil commence de façon courte. Progressivement les accueils s’allongent et on arrive finalement à la première nuitée, c’est un cap important pour l’enfant. Comment se passe une sélection pour une famille-relais candidate ?
J.M.M. : nous organisons plusieurs entretiens avec notre équipe interdisciplinaire (psychologues, assistante sociale, neuropédiatre, infirmière, etc.) pour apprendre à mieux connaître la famille. Inversement, la famille pourra aussi mieux s’imprégner du fonctionnement de Famisol. L’un des entretiens aura lieu au domicile de la famille pour connaître le lieu. Ensuite, nous invitons ces familles à l’une des journées de loisirs en groupe, durant le week-end. Troisième mission : les journées de loisirs en groupe ?
J.M.M. : C’est un projet qui prend de plus en plus d’envergure au sein de Famisol ! Ce sont des moments où nous convions les personnes qui ont la fibre « handisolidaire » à s’investir concrètement parmi nous pour permettre aux enfants d’aller visiter des musées, d’aller à la mer, dans les centres de loisirs, dans les domaines provinciaux, sur les manèges, au mini-golf, etc. Les loisirs sont adaptés à tous les âges et aux handicaps différents. Les enfants sont encadrés par minimum deux professionnels de notre association et par des encadrants volontaires à partir de 18 ans ; des étudiants, des couples, des jeunes, des pensionnés, etc. La journée commence toujours dans nos locaux, et de là, nous décollons vers notre destination du jour. 
Ce projet vient en complémentarité à l’accueil de courte durée par les familles-relais. Pendant ce temps, les parents peuvent aller faire des courses, s’occuper des autres enfants, se relaxer. On les retrouve détendus ; ils auront pu faire des activités rendues habituellement plus difficiles avec leur enfant handicapé. Pour l’enfant accueilli, c’est sa journée de loisir, il change d’horizon, s’amuse, découvre, etc.
En 2009, nous avons organisé 52 journées !
La force de cette activité, c’est le bénévolat. Certains des encadrants sont très fidèles, et d’autres n’ont l’occasion de participer aux activités que 3 ou 4 fois sur l’année. Tous ont des motivations et des disponibilités différentes. Certains étudiants en kinésithérapie, en ergothérapie trouvent ici un lieu d’intérêt ou même de stage avant exercer leur futur métier. Mais avant tout, tous viennent pour les enfants, pour la rencontre au-delà des différences, dans un cadre convivial et sécurisant.
Ce projet grandit d’année en année et rencontre un énorme succès auprès des parents et des encadrants, au nombre de 77 personnes en 2009 ! 77 encadrants volontaires, c’est impressionnant !
J.M.M. : oui ! 77 encadrants qui se sont impliqués au moins une fois sur l’année, et certains qui sont venus 33 fois ! C’est un couple qui va d’ailleurs devenir famille-relais également. La personne handicapée malgré ses dépendances et ses fragilités joue un rôle au sein de cette société, en ce sens, qu’elle fait résonner auprès des citoyens valides, des valeurs parfois perdues dans leur quotidien. Ces journées font partie d’un projet de vie pour les encadrants et le contact avec les enfants handicapés leur apporte beaucoup de richesses.
Pour répondre à la question du parcours de ces personnes pour arriver ici, Il y a un effet bouche à oreille important et puis nous essayons de faire de la sensibilisation en permanence pour réaliser ce projet qui mise sur la solidarité et le bénévolat.
Très souvent le handicap est véhiculé avec une connotation de pitié. Nous voulons inverser cette tendance et contrecarrer la douleur des familles qui est bien entendu présente, en stimulant le plaisir partagé entre les bénévoles et les familles d’enfants handicapés. Comment vivez-vous la recherche des familles d’accueil, est-ce facile de trouver des personnes qui veulent s’investir au fil des ans ?
J.M.M. : il est vrai, qu’avec les années, les propositions de bénévolat pour accueillir les enfants durant le week end sont de moins en moins nombreuses, mais on y croit toujours ! En termes de communication, nous renforçons nos efforts avec une campagne tout publics, prolongée jusque 2011. Peut-être est-ce lié aux nouvelles structures de noyaux familiaux, c’est plus difficile pour une famille monoparentale d’accueillir un enfant en sus des siens. Mais nous avons aussi des jeunes pensionnés dont les enfants ont quitté la maison et qui ont encore beaucoup d’énergie et veulent inscrire cet accueil dans leur projet de vie.
Je pense à une maman qui nous a dit en entretien qu’elle était retombée amoureuse de son mari en le voyant pris dans ce projet d’accueil, dans cette belle dynamique de solidarité ! Nous recueillons pas mal de ces beaux témoignages. Avez-vous un appel à destination des professionnels qui lisent Hospinews ?
J.M.M. : nous avons beaucoup de demandes auxquelles nous ne pouvons répondre, 35 enfants à ce jour, rien que pour la Région bruxelloise. Je voudrais dire aux professionnels que Famisol a évolué. Au début, c’était très centré sur l’accueil familial pour des parents épuisés. Aujourd’hui, Nous avons en outre ce projet de journées loisirs et de plaisir pour les enfants handicapés, quel que soit le handicap. J’aimerais insister sur le fait qu’il ne faut pas attendre le dernier moment et l’épuisement d’une famille pour appeler Famisol, car nous ne pourrons pas répondre à une demande dans l’urgence. Il faut au contraire anticiper et l’inscrire au plus jeune âge. Il pourra alors participer à nos activités et nous verrons moins ces parents au bord du gouffre, totalement épuisés, qui n’auront pas eu un moment de répit depuis la naissance de l’enfant et parfois jusqu’à ses 14 ans ! Donc, prévenir, inscrire l’enfant tôt, nous permettra aussi de mieux l’accompagner sur le long terme, développer un réseau autour de lui, rassembler les différents intervenants pour agir avec la famille. Au plus tôt on peut suivre l’enfant, au mieux on pourra l’accompagner et l’orienter ensuite le mieux possible pour l’après Famisol. Merci pour cet entretien, belle continuation à toute l’équipe ! Propos recueillis par Emmanuelle Vanbesien, coordinatrice Hospichild Conditions d’inscription de l’enfant à Famisol
• Handicap reconnu
• Habiter Bruxelles ou le Brabant Wallon
• Avoir moins de 18 ans
www.famisol.be


Plus dans cette catégorie

« Focus juillet - août 2010 : l'asbl La Vague a 30 ans Focus octobre 2010 : Stefanie De Loof Service pédiatrique Cliniques de l'Europe - Sainte-Elisabeth »

Derniers commentaires

Ajouter un commentaire


retour au début | soumettez une correction

    Aspects Financiers

    Prestations sociales

    Le remboursement des soins de santé

    Les 3 régimes de la sécurité sociale

    Mutuelles, soins de santé, assurances...

    BIM - Bénéficiaire de l'intervention maj.

    Carte SIS

    CPAS

    DMG - Dossier médical global

    Le tiers-payant

    MAF - Maximum à facturer

    OMNIO

    Aides financières

    Maladies chroniques

    Forfait Soins Palliatifs

    Fonds Spécial Solidarité

    Etat végétatif

    MENA - Mineurs Etrangers

    Aides aux personnes handicapées

    Reconnaissance du handicap

    Allocations familiales majorées

    Aides matérielles

    Avantages sociaux et fiscaux

    Emploi et Congés

    Salariés

    Démission

    Rupture de commun accord

    Congé pour assistance médicale

    Congé pour soins palliatifs

    Congé pour raison impérieuse

    Crédit-temps

    Congé parental

    Convention collective de travail

    Interruption de carrière

    Congé de maternité

    Congé d'allaitement

    Congé de paternité

    Congé sans solde

    Demandeurs d'emploi

    Dispense

    Fonctionnaires

    Interruption pour assistance médicale

    Interruption pour soins palliatifs

    Congé pour motifs impérieux

    Congé exceptionnel

    Congé parental

    Interruption pour congé parental

    Interruption complète ou mi-temps

    Prestations réduites

    Congé de maternité

    Absence de longue durée

    Indépendants

    Allocation pour donner des soins palliatifs

    Prime d'encouragement

    Textes légaux

    Chômeurs

    Salariés

    Fonctionnaires

    Scolarité

    Absences scolaires

    E-learning

    Enseignement à domicile

    Ecole à l'hôpital

    Scolarité en milieu hospitalier

    Objectifs des écoles à l'hôpital

    Certificats et diplômes

    Aides complémentaires aux écoles

    Soutien associatif

    En 1914 ...

    Obligations scolaires

    Références utiles

    Autour de l'hospitalisation

    Projets et initiatives

    Témoignages

    Témoignage de la maman de Julien

    Témoignage de la maman d'Élodie

    T.I.C. à l'hôpital

    Aspects culturels

    Spiritualité

    Certificats et Labels de qualité hospitaliers

    Soignants

    Colloques

    Colloque REMF 2009

    Colloque APH 2008

    Colloque HU 2008

    Souffrance du soignant

    Hôpitaux bruxellois

    Clinique Edith Cavell

    Clinique Saint-Jean

    Cliniques Universitaires Saint-Luc

    Clinique Sainte-Anne Saint-Rémi

    Clinique Sainte-Elisabeth

    Hôpital Erasme

    Hôpital Militaire

    C.H.U. Saint-Pierre (IRIS)

    HUDERF

    Hôpital Etterbeek-Ixelles

    Institut Jules Bordet

    UZ Brussel

    Associations

    Maladies et handicaps

    Cancers

    Handicaps

    Insuffisances rénales

    Maladies génétiques

    Maladies métaboliques

    Maladies orphelines

    Prématurité

    Problèmes cardiaques

    Toxicomanies/Dépendances

    Victimes d'un accident

    Autres

    Aides

    Deuil/Soins palliatifs

    Aide psychologique

    Détente

    Vacances

    Voeux

    Animations

    Clowns

    Hébergement

    Scolarité

    Transport

    Assistance à domicile

    Défense des droits

    Social

    Aides financières

    Aides financières spécifiques

    Aides psychologiques

    Deuil

    Droits du patient

    Garde d'enfants malades à domicile

    Matériel médical/paramédical

    Transports

    Activités diverses

    Activités dans les hôpitaux

    Détente

    Ecoles pour enfants malades

    Santé

    Convalescence

    Dons d'organes

    Répit

    Hébergements thérapeutiques

    Revalidation

    Soins à domicile

    Soins palliatifs

    Soins paramédicaux

    Soutien aux professionels

    Formulaires administratifs

    ONEM

    CAAMI-HKIV

    INAMI-RIZIV

    SPF Sécurité Sociale

    Autres

    Hospinews

    Nouvelles

    Initiatives

    Agenda

    Annonces

    Focus

    Focus 2012

    Focus Janvier : "Bedfilmpret"

    Focus 2011

    Focus décembre : Cancer & Psychologie

    Focus octobre : L'Association Pluraliste de Soins Palliatifs de Bruxelles-Capitale"

    Focus Septembre : La Fondation contre le Cancer

    Focus Juillet - août : Interview du Professeur Yvan Vandenplas de l'UZ Brussel

    Focus juin : Hendrik Van den Bussche, Collaborateur de direction d’Integrale Jeugdhulp, région de Bruxelles

    Focus mai : Interview du Professeur Gaston Verellen - CU Saint-Luc

    Focus mars : La Ligue Braille

    Focus février

    Focus 2010

    Focus décembre : Huis voor Gezondheid

    Focus novembre : Ligue Francophone Belge contre l'Epilepsie

    Focus octobre : Stefanie De Loof Service pédiatrique Cliniques de l'Europe - Sainte-Elisabeth

    Focus septembre : Famisol

    Focus juillet - août : l'asbl La Vague a 30 ans

    Focus juin : Association Belge de Lutte contre la Mucoviscidose

    Focus mai : Projet National Douleur Aiguë de l'Enfant

    Focus avril : Animation des Services pédiatriques aux Cliniques Universitaires Saint-Luc

    Focus mars : le métier d'infirmière de liaison

    Focus février : SISD Conectar asbl

    Focus janvier : Les Cliniclowns fêtent leurs 15 années d'existence

    Focus 2009

    Focus décembre : Législature 2009 - 2014 : Benoît Cerexhe et Jean-Luc Vanraes, Ministres compétents en Santé à Bruxelles

    Focus novembre : Centre des Brûlés NOH

    Focus octobre : Professeur Mario Govaerts, de l'anesthésie pédiatrique à l'algologie

    Focus septembre : La grippe mexicaine AH1N1, avons-nous affaire à une pandémie ?

    Focus juillet - août : Rencontre avec le Professeur Chantrain, oncologue pédiatrique

    Focus juin : L'école en Hôpital à l'UZ de Gand

    Focus mai : La fonction de psychologue de liaison en pédiatrie

    Focus avril : 5 ans de l'association Bednet

    Focus mars : je veux le faire tout seul ! Prise en charge de l'enfant IMC en Afrique

    Focus février : Ecole en hôpital au Gasthuisberg

    Hospinews 2012

    Hospinews 47 - mai 2012

    hospinews 46 - avril 2012

    Hospinews 45 - mars 2012

    Hospinews 44 - février 2012

    Hospinews 43 - janvier 2012

    Hospinews 2011

    Hospinews 42 - décembre 2011

    Hospinews 41 - octobre 2011

    Hospinews 40 - septembre 2011

    Hospinews 39 - juillet - août 2011

    Hospinews 38 - juin 2011

    Hospinews 37 - mai 2011

  • Evénements
  • Chartes
  • Remerciements
  • A propos d'Hospichild
  • Presse online

Contact

Emmanuelle Vanbesien - evanbesien@hospichild.be


T: 02/639 60 29
F: 02/512 25 44

Louizalaan 183 Avenue Louise - Brussel 1050 Bruxelles 

Derniers articles

  • 40e Congrès National français de la Société Médicale Balint - Limoges 19/10
  • Patients atteints de maladies chroniques 18/06
  • Deuxième Journée des Aidants Proches - Bruxelles 14/06

Participez à Hospichild

  • Proposez un article
  • Facebook
  • Twitter
  • Signalez une modification du site
  • Abonnez-vous au flux RSS
jfie8EKFI385kfnei3

contact | evanbesien@hospichild.be | un projet du CDCS-CMDC asbl | site réalisé par Piezoworks | Marc Lumer Design
Hospichild est une initiative des Ministres bruxellois en charge de la santé

piezoworks